Un troisième extrait pour Au Temps où les fées dansaient

Un extrait ?

 

 

Ce dimanche, j’ai envie de vous faire découvrir le troisième conte de mon nouveau recueil.

Bonne lecture,

 

Rose

 

Le Kirin :

 

Ce ne fut pas un animal sauvage qui lui apparut, mais un splendide Kirin ! Campé avec fierté sur ses sabots, il le toisa de toute sa hauteur : ses bois de cerf étaient gigantesques ; ses écailles reflétaient les rayons de la lune et les poils de sa barbiche de chèvre ondulaient sous l’effet du vent ; son regard s’avérait très doux. Tout en lui inspirait le respect. Dès qu’il fut remis de son émotion, le villageois se prosterna au sol.
L’Empire vénérait les Kirins depuis l’aube des premiers jours. Êtres rares et mystérieux, on racontait qu’en apercevoir un était synonyme de gloire et de chance, que la créature ne se déplaçait jamais en vain. Il se disait aussi qu’à l’aube de ces terres, un Kirin avait rendu visite à celui qui allait devenir le tout premier Empereur, raison pour laquelle sa lignée arborait le quadrupède sur ses étendards. Quoi qu’il en soit, peu nombreux étaient ceux qui étaient en mesure de se vanter d’en avoir entrevu un et le villageois réalisait qu’un immense honneur lui était accordé.
Submergé par une émotion difficilement contenue, il ne releva le menton qu’en entendant le cri d’un nourrisson déchirer la nuit.

 

.

 

 

Laisser un commentaire