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Quand l’art se fait thérapie

Quand l’art se fait thérapie

Écrire pour guérir

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En tant qu’autrice, il est rare – très rare, pour ne pas dire que ça n’arrive jamais… – que j’écrive pour moi et moi seule.

Je suis, il est vrai, une habituée et une férue des œuvres fictionnelles, qui se partagent encore et encore, voire se propagent au point d’être réappropriées par chacun(e).

Pour autant, cette vérité ne m’empêche pas, comme je l’ai découvert au fil des ans, de rédiger des récits qui (me) soignent…

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[Avant de poursuivre ma réflexion, permettez-moi de poser ces quelques mots d’avertissements, juste au cas où. Cet article est à caractère plus personnel que les précédents ; il va notamment parler du départ de mon compagnon à quatre pattes… Aussi, si c’est un sujet sensible pour vous, n’hésitez pas à interrompre votre lecture ici, je le comprendrai tout à fait.]

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Bien souvent, les idées que je déploie sur le papier (enfin, sur le clavier) m’aident à appréhender mes propres émotions et des événements passés… ou encore à accepter, voire combattre mes angoisses, particulièrement au sujet de l’avenir. Elles se révèlent un véritable pont invisible vers mon inconscient !

J’apprends, oui, beaucoup sur moi grâce à mon métier, à la création d’univers et de personnages : me poser pour les travailler, jour après jour, participe à ma tranquillité d’esprit, à mon développement, et à mon épanouissement.

Dans ce sens, même si ce n’est pas leur premier objectif, mes livres sont déjà thérapeutiques (pour moi, mais aussi – je l’espère –, pour les lecteurs et lectrices qui se reconnaissent dans leurs thèmes, valeurs, protagonistes… et s’échappent parfois sans le savoir dans une introspection personnelle au fil de leurs pages).

De temps à autre, néanmoins, ce « soin » que je m’accorde va plus loin…

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Lady l’année de son arrivée, encore bébé

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En ce début février 2026, j’ai dû dire au revoir à Lady, ma chienne adoptée dix-sept ans plus tôt (et quelle chance j’ai eu de l’avoir à mes côtés aussi longtemps !) à la SPA alors qu’elle n’avait que six mois.

Je ne vais pas épiloguer sur son décès ou mon chagrin ici, car je n’en ai pas la force à l’heure où je rédige ces lignes. Simplement… notre relation était fusionnelle, et j’ai toujours eu une petite voix en moi pour me rappeler ma peur à l’idée – inéluctable, malheureusement –, de la perdre.

D’ailleurs, quelques années plus tôt (en 2019), cette peur m’avait, déjà, poussée à écrire avec ma sœur une nouvelle sur le sujet… La terrible disparition d’un animal, de son plus proche ami et confident.

Comme pour m’y préparer.

Comme un hommage anticipatif, un message que j’aurai besoin d’entendre le moment venu.
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Lady dans la fleur de l’âge

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C’est quelque chose que j’ai toujours fait, je le réalise. D’abord inconsciemment, puis de manière plus éclairée… Je vaincs mes craintes et fais face aux situations à travers des histoires.

Je pense par exemple à plusieurs textes, au moment de rédiger ce billet… La clef, qui traite du manque de confiance en soi ; La poussière de rêves, dont le thème central est la phobie sociale ; Enfermé, une nouvelle sur la réclusion de son enfant intérieur – pour ne citer qu’eux, bien entendu.

L’exercice m’a soulagée (au moins un minimum) à chaque fois.

Quand l’art devient thérapie…

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Lady a un âge vénérable, mais toujours accro aux friandises

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Bien sûr, je pleure encore ma Lady, celle que j’appelais sans cesse mon bébé. Mais relire Le meilleur ami de l’Homme – la nouvelle mentionnée plus haut sans être citée – me permet de me souvenir d’un point essentiel.

Elle sera toujours là. Elle vivra dans ma mémoire, dans le moindre de nos moments partagés.

En outre, je le sais, l’écriture continuera de soulager une peine que seul le temps allégera en m’offrant un endroit – quasi onirique – où me changer les idées et prendre soin de moi.

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